Comme un voyage, un retour dans le temps...
Un retour dans le vent...
Le vent du large, du large des bois
Du large vent qui chante puissant
Fâché
L'écumeur de lumière sur la rive du jour
A détroussé le temps,
L'invisible pillard voleur de chaleur
Sur la rivière du temps qui court
Sur le cours des rêves qui arrivent à éclore
Sous les espoirs qui frémissent, feuillages bruissant quand le temps des feuilles est venu... Quand le temps des feuilles sera venu. Des fruits et des grands champs qui oscillent doucement, dansant sous l'harmonie du vent qui emporte comme des bras doux passionnément...
En cours de rêve... J'ai vu belle lumière chavirer dans les longs couloirs du château merveilleux. J'ai saisi une étoile de jour qui cherchait le repos. Elle a dormi, somnolé, sur la paume de ma main. Et j'oscillais, comme le champ dans le vent. Berceuse d'étoile dans toutes les langues du monde et du ciel.
Le matin, la neige d'hiver flottait devant l'immense et je jouais à la dame, robe de bal, jupe à froufrous, dans les longues allées du beau château ailé. J'allais, pieds nus sur les doux tapis silencieux.
Mademoiselle Arpège faisait voler de la musique et je pensais à ses mots si beaux qu'il cachait parfois...

